Otidiformes

 

Classification L'inclusion de la famille des Otitidae dans l'ordre des Gruiformes, dont elle était autrefois membre, produirait soit un ordre polyphyletique, ayant plusieurs ancêtres distincts, soit un ordre paraphylétique, dans lequel un autre descendant du même ancêtre, à savoir les Cuculiformes, seraient exclus. Les deux configurations, polyphylie et paraphylie, sont indésirables en cladistique. La monophylie a été restaurée en reconnaissant comme des ordres distincts les Otidiformes, les Cuculiformes et les Gruiformes nouvellement définis.

Toutes les outardes sont timides et méfiantes, dotées d'une vue perçante. Elles marchent avec une allure digne et élégante et le plus souvent courent pour échapper à leurs ennemis. Elles volent à contrecœur, mais avec force. 

Certaines des espèces paléoartiques effectuent de longues migrations, volant comme les grues, tête et cou tendus en avant, avec des battementss d'aile puissants et réguliers. Alors que l'outarde canepetière, photographiée en Catalogne (Espagne) et plusieurs espèces africaines ont la taille d'une poule, la plupart des autres outardes sont beaucoup plus grandes. L'outarde Kori, photographiée en Tanzanie et en Namibie, est l'oiseau le plus lourd capable de voler (le mâle pèse jusqu'à 19 kg). L' Outarde barbue vivant en Eurasie est connue pour sa splendide danse en groupe, au cours de laquelle elle semble "se retourner comme un doigt de gant".

Les outardes se nourrissent de fourmis, grillons, sauterelles et autres insectes, mais les plantes sont aussi une part importante de leur alimentation. Les femelles pondent deux, trois et parfois quatre œufs sur le sol, ou sur un petit nid, une fois par an. L'incubation dure 22 jours, mais au jour 21 les poussins font un trou dans leur coquille et ils commencent à respirer par ce trou.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/otidides.html

Hackett SJ et al (2008): Phylogenomic Study of Birds

http://en.wikipehttp://en.wikipedia.org/wiki/Bustard

Austin Jr, O.L. (1973): Oiseaux. Editions du Livre d'Or, Flammarion, Paris, p 113